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Dès le VI ème siècle, le
précepte de Saint Benoît " Ora et
labora " (prie et travaille) lia les
religieux à la culture du sol. Au fil des
siècles, ils acquirent une très bonne
connaissance des plantes, de leur entretien
et de leur vertu médicinale. Au XVIIIème
et XIXème siècles, les moines botanistes
parcoururent le monde et ramenèrent
quantités de plantes de Chine et
d'Amérique du Nord, qui embellissent
aujourd'hui nos jardins.
Choisir l'Abbaye de Valloires (www.abbaye-valloires.com) pour
rassembler une collection d'arbustes uniques
en France, permettait ainsi de rendre
hommage à tous ces hommes qui avaient eu la
passion des plantes. Les Jardins de
Valloires apparaissent un peu comme un avant
goût du paradis.
Les
Jardins de Valloires sont nés de la
rencontre d'un collectionneur de plantes,
d'un grand gestionnaire des espaces naturels
de la Somme et d'un paysagiste.
Jean-Louis Cousin, pépiniériste dans le
Pas de Calais, avait rassemblé au début
des années 80 une imposante collection
d'arbustes et souhaitait alors les
présenter dans un parc botanique. A la fois
gestionnaire des espaces naturels de la Baie
de Somme et chargé du développement
touristique, le Syndicat Mixte
d'Aménagement de la Côte Picarde choisit
Valloires comme lieu d'implantation du futur
jardin. La réalisation de ce jardin était
extrêmement complexe : il fallait utiliser
l'intégralité de la collection, faire un
jardin en harmonie avec l'abbaye et surtout
présenter la botanique de manière moderne
et attractive. Le paysagiste Gilles Clément
fut chargé du projet en 1987.
" De façon contradictoire et
heureuse, l'installation des Jardins de
Valloires a enrayé la mécanique
apparemment inéluctable selon laquelle un
site historique se momifie progressivement
dans les limites administratives des
périmètres sauvegardés ". Gilles
Clément, le 06/04/1998
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